À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé estime à 150 millions le nombre de personnes souffrant de dépendance à l’alcool. L’abus d’alcool se traduit par une consommation excessive entraînant  de multiples et différents  problèmes. Il peut même mener jusqu’à l’alcoolisme pur et simple.

Quant à l’alcoolisme, il se traduit par un abus d’alcool sur une période prolongée, c’est à dire, de façon chronique. Il entraîne une dépendance physique et biologique à l’alcool. Dans l’alcoolisme, les symptômes de sevrage sont présents et l’incapacité d’arrêter ou de réduire sa consommation également.

Nous avons tous un jours ou l’autre abuser de l’alcool. Que ce soit  à l’occasion du mariage d’un cousin ou encore lors d’une soirée du temps des fêtes. Toutefois, une consommation chronique et excessive peut entraîner de graves conséquences non seulement sur la santé du sujet mais sur tout son entourage. L’alcoolisme peut briser des vies et faire éclater des familles. Les dommages collatéraux sont même parfois irréparables. Mais comme c’est une drogue légale, on minimise souvent ses effets. Et pourtant, elle est souvent aussi dommageable celles qui sont illégales.

Les statistiques ne mentent pas!

« Parmi les individus trouvés coupables d’actes violents (agression sexuelle, vol, homicide, voies de fait graves ou voies de fait simples), 40 % ont perpétré leur crime sous l’influence l’alcool. Dans 25 % des cas, leur victime en avait elle aussi consommé. »
Source : Bureau of Justice Statistics (É-U), 1998

« L’alcool est étroitement associé à la violence. Environ 40 % de tous les crimes (violents et non violents) sont associés à l’ingestion d’alcool. »
Source : Bureau of Justice Statistics (É-U), 1998

Les causes

Les causes peuvent être aussi nombreuses qu’il y a de personnes alcooliques. Voici celles qui sont générales :

  • Facteur génétique
  • Pression sociale
  • Stress
  • Douleur chronique
  • Dépression et autres problèmes de santé mentale
  • Influence de l’entourage

Les facteurs de risque

Un facteur de risque augmente vos risques de contracter une maladie ou une affection.

Les facteurs de risque incluent :

  • Sexe : homme
  • Facteur héréditaire
  • Consommation précoce
  • Consommation de drogues illicites
  • Pression sociale (entourage)
  • Accès facile à l’alcool
  • Troubles mentaux comme la dépression ou l’ anxiété
  • Tabagisme

 [wp_ad_camp_2]

Les symptômes

La personne alcoolique a tendance à nier son problème d’alcoolisme. Il peut y avoir abus d’alcool sans dépendance physique.

L’abus d’alcool se traduit par les symptômes suivants :

  • Problèmes relationels au travail, à l’école ou à la maison, du à la consommation d’alcool
  • Sécurité physique en jeu
  • Problèmes avec les autorités policières, souvent pour conduite en état d’ébriété
  • Continuer à consommer de l’alcool malgré les signes d’excès

L’alcoolisme se traduit par les symptômes suivants :

  • Besoin obsessif de boire de l’alcool
  • Incapacité d’arrêter ou de limiter sa consommation
  • Besoin de boire plus d’alcool afin d’en ressentir les effets
  • Abandon des activités de la vie quotidienne (tel que le travail) pour boire ou pour récupérer
  • Continuer de prendre de l’alcool même si cela entraîne ou aggrave les problèmes de santé
  • Une arrêt brusque de la consommation chez l’alcoolique peut causer les symptômes suivants :
    • Nausées
    • Sueurs
    • Tremblements
    • Anxiété
    • Augmentation de la tension artérielle
    • Convulsions

Effets secondaires d’un état d’ébriété

  • Inhibe les réflexes
  • Réduit les inhibitions
  • Mauvaise coordination
  • Intensifie les humeurs
  • Confusion mentale
  • Embrouille la vision
  • Affaiblissement musculaire
  • Nausée
  • Vomissements
  • Peut même entraîner le coma ou la mort

L’alcoolisme peut endommager le cerveau, le système nerveux, le cœur, le foie, l’estomac, le tube digestif et le pancréas.

Quelques-uns des organes endommagés par l’abus d’alcool

Diagnostic

Les médecins posent une série de questions pour évaluer les éventuels problèmes reliés à l’alcool, notamment :

  • Avez-vous tenté de diminuer ou d’arrêter votre consommation d’alcool?
  • Avez-vous déjà eu des regrets après avoir bu?
  • Une personne de votre famille ou entourage a-t-elle déjà critiqué votre consommation d’alcool?
  • Buvez-vous le matin pour vous calmer ou soigner une gueule de bois?
  • Avez-vous des problèmes relationnelles au travail, avec votre famille ou la loi?
  • Vous arrive-t-il de conduire avec des facultés affaiblies?

Des analyses sanguines peuvent être effectuées dans le but de:

  • Examiner la taille de vos globules rouges et rechercher une substance appelée transferrine carboxydéficiente
  • Vérifier la présence d’une maladie hépatique (foie) et d’autres problèmes de santé reliés à la consommation d’alcool

Traitement

Le traitement de l’abus d’alcool ou de la dépendance à l’alcool vise à apprendre aux patients à gérer la maladie. La plupart des professionnels pensent que pour y parvenir, le patient doit abandonner complètement et définitivement l’alcool.

La première étape, et la plus importante, est de reconnaître qu’un problème existe. La réussite du traitement dépend de votre désir de changer. Votre médecin peut vous aider à vous sevrer de l’alcool en toute sécurité. Une hospitalisation dans un centre de désintoxication sera peut-être nécessaire. L’équipe médicale surveillera attentivement les effets secondaires que vous ressentez. Il vous faudra peut-être prendre des médicaments pendant la désintoxication.

Les traitements comprennent :

Médications

Les médicaments peuvent soulager certains symptômes du sevrage et prévenir la rechute mais il faut rester prudent si on décide d’emprunter cette avenue. Le médecin peut prescrire un médicament pour diminuer le besoin tyrannique d’alcool.

Les traitements médicamenteux utilisés pour traiter l’alcoolisme et aider le patient à ne plus boire comprennent les médicaments suivants :

  • Naltrexone (ReVia) — bloque les effets euphoriques de l’alcool
  • Disulfiram (Antabuse) – vous rend très malade si vous consommez de l’alcool
  • Acamprosate (Campral)— diminue votre besoin tyrannique de boire de l’alcool

Une étude a démontré qu’un médicament anticoagulant, le topiramate (Topamax), pouvait réduire la dépendance à l’alcool.

Cela doit être temporaire!

Prévention

Le fait de comprendre que l’alcool cause des problèmes aide certaines personnes à ne pas en consommer. Voici quelques suggestions pour réduire le risque d’abus d’alcool et de dépendance :

  • Socialisez sans alcool.
  • Évitez les bars.
  • Ne conservez pas d’alcool à la maison.
  • Évitez les situations et les personnes qui vous incitent à boire.
  • Faites-vous de nouveaux amis qui ne boivent pas.
  • Faites des activités amusantes où il n’y a pas d’alcool.
  • Évitez de boire un verre pour calmer votre stress ou votre contrariété.
  • Limitez votre consommation d’alcool à un niveau modéré.
    • Un niveau modéré signifie deux verres ou moins pour un homme, et un verre ou moins pour une femme ou un adulte plus âgé
    • On considère qu’une bouteille de bière de 12 onces (355 ml) ou un verre de vin de 5 onces (148 ml), ou 1,5 once (44 ml) de boisson alcoolique forte représente un verre.

Source: Consumer Health Information, EBSCO Publishing