Les Infections transmissibles sexuellement sont présentes dans nos sociétés depuis des siècles. On en parlait avant Jésus-Christ et on en fait même mention dans la bible chaque siècle possède sa propre évolution au sujet des traitements des ITS et chaque époque a tenté de concocter ses remèdes miracles pour arriver à les éliminer, mais les résultats ont été très peu convaincants. L’arrivée des antibiotiques dans les années 1950 apporte une lueur d’espoir aux gens. Certains ont même cru que c’était la fin des infections transmissibles sexuellement et que l’on n’en entendrait plus jamais parler. Effectivement, le nombre de cas de personnes atteintes a considérablement diminué, mais elles n’ont pas été éliminées pour autant.

Malencontreusement, à la fin des années 1960, l’arrivée des contraceptifs oraux encourage le développement de l’époque de la révolution sexuelle et nous avons alors été envahis par une explosion d’ITS bactériennes. En référence à ces événements, plusieurs médicaments ont été développés, mais nous étions loin de nous douter qu’une nouvelle famille d’ITS virales allait faire son entrée sur la scène internationale au début des années 1980. En effet, nous avons vu entre autres, l’arrivé du SIDA, une maladie redoutable et mortelle qui a des conséquences terribles sur la santé mondiale et qui fait un nombre incroyable de victimes chaque jour dans tous les pays du monde.

Herpès génital

L’herpès génital est une maladie assez connue de par son nom, mais très peu connue de par sa nature. L’herpès est très répandu et des milliers de personnes ignorent même qu’elles en sont victimes. Effectivement, on estime que 22 % de la population est porteuse d’anticorps pour l’HSV 2 et que 12 500 nouveaux cas surviennent chaque année au Québec. Actuellement, les statistiques sont très peu disponibles au sujet des ITS en raison d’un manque de discipline des cliniques médicales à garder leurs statistiques à jour, et d’un désintéressement du gouvernement au sujet des ITS dites « régulières » au profit d’études et de campagnes de prévention du SIDA.

Le grand responsable qui cause l’herpès génital est un virus ADN que l’on appelle Herpès simplex 2 (VHS 2), qui est presque identique au VHS 1, qui lui est responsable de l’herpès labial. C’est à dire l’herpès au niveau de la bouche que l’on appelle plus communément les feux sauvages et qui eux-mêmes provoqueraient l’herpès génital lors des relations sexuelles orales génitales. (Transmission dans environ 20 % des cas) Le principal facteur de contamination est le rapport sexuel non protégé. Il est également possible de contracter la maladie sur pratiquement toutes les parties du corps, si elles entrent en contact avec les lésions génitales infectées du partenaire sexuel.

Il est assez facile de diagnostiquer l’herpès génital et souvent un simple examen visuel suffit. Le principal obstacle qui empêche de déceler l’herpès nous vient du fait que certaines personnes sont asymptomatiques. Ce sont ces personnes que l’on appelle les « porteurs sains » et ce sont aussi celles qui sont le plus à risque à la propagation du virus étant donné qu’elles ignorent qu’elles sont porteuses du virus. Les principaux symptômes de l’herpès génital sont les démangeaisons, les brûlures et picotements, la rougeur suivie de petites ampoules, difficulté à uriner, des écoulements vaginaux, une douleur aiguë (surtout au moment d’uriner), des maux tête, le gonflement et la sensibilité des ganglions lymphatiques au niveau des aines ou du cou, de la fièvre, des courbatures, des frissons ainsi qu’une sensation généralisée de malaise tout comme si vous aviez la grippe.

Contrairement aux virus de la grippe, qui peuvent se transmettre dans l’air, le HSV ne se propage que par contact de la peau avec une région infectée. Le virus de l’herpès s’infiltre dans le corps à travers les muqueuses. Il s’ensuit de la multiplication de ses cellules par le biais de cellules hôte du corps humain, provoquant ainsi l’apparition de vésicules qui elles engendrent les écoulements vaginaux. Ces écoulements se qualifient comme étant très clairs et apparaissent lorsque les vésicules éclatent pour finalement s’ulcérer après un moment. Subséquemment, les plaies se cicatrisent et finissent par tomber. Lorsque le virus pénètre dans le corps humain, il déclenche généralement une réaction du système immunitaire visant à la combattre. Les anticorps se forment alors et c’est ce que l’on appelle la réponse immunitaire. Le virus se retirent ensuite au niveau des ganglions sacrés. D’ailleurs, la première crise est toujours la pire, car le corps n’est pas préparé à se défendre. Il n’a pas encore d’anticorps spécifiques qui pourrait répondre au virus et s’y attaquer. Adéquatement. Par contre, même si l’organisme produit des anticorps contre le virus, il ne l’élimine pas pour autant. Il demeure dans le corps de façon latente au niveau des ganglions sacrés et il ressurgit périodiquement selon la personne et l’état de la personne. Parallèlement, les crises récurrentes seront moins importantes par la suite parce que le système réagira beaucoup plus rapidement à l’infection. Il est à noter que certains éléments peuvent provoquer la réactivation du virus. Par exemple, une forte fièvre, l’exposition au soleil (ultra-violets), la menstruation, le traumatisme nerveux, les soucis quotidiens, la fatigue, le surmenage, la maladie, la chirurgie, une mauvaise alimentation, le manque de sommeil. En fait tout ce qui affaiblit le système immunitaire.

De plus, l’herpès peut générer certaines complications. Par exemple, une des plus importantes complications de l’herpès de type 2 se traduit comme étant la fréquence des infections. Effectivement, dans 25 % des cas, les lésions reviennent une fois par mois, dans 23 % des cas, une fois tous les deux mois et dans 25 % des cas, trois ou quatre fois par an. Pour ce qui est de l’herpès de type 1, qui serait la forme la plus fréquente, les lésions reviennent moins souvent. D’autre part, le stress psychologique peut survenir chez certaines personnes et dans de rares cas, entraîner la cécité. Il est à noter que la transmission du Sida est de 2 à 8 fois plus élevée en cas d’ulcérations herpétiques, même inapparentes. Par ailleurs, la complication la plus sérieuse concerne la transmission du virus au bébé lors de l’accouchement. Il est donc primordial pour la femme enceinte d’avertir son médecin qu’elle est porteuse du virus de l’herpès, car le virus peut être extrêmement dangereux pour le bébé. L’herpès peut apporter des conséquences graves et permanentes chez le nourrisson et peut même entraîner la mort. Il est donc essentiel que le médecin en soit informé et si la mère présente des lésions herpétiques au moment de crever ses eaux, elle devra subir une césarienne dans les quatre prochaines heures.
Il est certain qu’un traitement efficace consisterait à déloger le virus de l’herpès des cellules nerveuses, mais aucun traitement curatif n’est actuellement connu. D’autre part, les personnes atteintes pourront bénéficier de médicaments visant à soulager la douleur et les symptômes. Par exemple, l’aciclovir qui est un médicament antiviral permet de réduire la durée et l’intensité des crises en limitant la multiplication du virus. Subséquemment, il paraît indispensable de traiter les deux partenaires par voie locale (en pommade) et générale (comprimés). Par ailleurs, une première infection nécessite un traitement d’une durée de 20 jours tandis que pour les épisodes suivants, il est souvent prescrit des cures de cinq jours seulement. Des rapports non protégés au moment des poussées sont strictement déconseillés. Certaines crèmes sont aussi disponibles en pharmacie et une bonne hygiène est à préconiser.

Parallèlement, un certain nombre de vaccins sont à l’étude et devraient être disponibles dans les années à venir. De ce fait, comme il n’existe aucun traitement curatif à l’heure actuelle contre le virus de l’herpès, la personne infectée devra vivre avec pour le reste de sa vie. L’herpès est une maladie généralement bénigne, quoique chez certains elle puisse se révéler plus incommodante que chez d’autres. L’herpès ne peut pas non plus causer la mort (sauf dans le cas d’un bébé naissant), mais ces complications peuvent être tout de même désagréables dans la vie quotidienne. En conséquence, une bonne hygiène et un rythme de vie santé seront donc à privilégier afin d’éviter de subir de nouvelles récidives du virus.

Chlamydia

La chlamydia se qualifie comme étant une bactérie tout en ayant les caractéristiques d’un virus, ce qui la rend très difficile à identifier dans toute sa dimension. La transmission se fait par l’intermédiaire d’un microbe qui s’appelle la chlamydia trachomatis. Ce microbe se transmet par l’intermédiaire de relations sexuelles non protégées. La chlamydia est un microbe très particulier parce qu’on est capable de la traiter avec des antibiotiques comme toutes les bactéries, mais si on la traite comme un virus, celle-ci se reproduit à l’intérieur des cellules. Puisque la chlamydia possède deux natures, elle est vraiment difficile à analyser et elle a longtemps été imperceptible aux contrôles classiques de dépistage des ITS. La période d’incubation est très longue et ces un des plus grands problèmes pour la chlamydia, car la personne est infectée, mais ne présente aucun signe et symptôme pour lui relater qu’elle est infectée. En conséquence, la transmission et la propagation de la maladie deviennent beaucoup plus faciles étant donné que les personnes ne savent pas qu’elles sont infectées.
Les symptômes qu’on retrouve le plus souvent pour la chlamydia sont différents pour les deux sexes. Comme pour la femme par exemple, si l’urètre est infecté, l’urine sera plus fréquente et plus douloureuse. Il y aura aussi une perte vaginale plus abondante que d’habitude, un saignement vaginal anormal, des douleurs ou des saignements pendant ou après les rapports sexuels ainsi que des douleurs en bas du ventre. Les complications pouvant résulter de cette affection pourraient également se manifester par l’inflammation pelvienne, qui se traduit comme étant une infection de l’utérus, des trompes de Fallope et des ovaires. La conséquence pourrait s’étendre jusqu’à l’infertilité et même une grossesse ectopique et les bébés nés des femmes infectées pourraient être touchés très sévèrement. Par exemple, ils pourraient être exposés à de graves infections aux oreilles et aux poumons. Une des plus désagréables complications chez la femme incarne l’infection au niveau du col de l’utérus qui pourrait s’étendre partout et qui pourrait causer une endométrite ou une Salpingite. L’endométrite c’est une inflammation de la muqueuse utérine tandis que la salpingite se définit comme étant une inflammation aiguë ou chronique d’une ou des trompes utérines ou de Fallope. Elles sont consécutives le plus souvent à une métrite et il faut que se soit la trompe de Fallope qui soit touchée.

Pour ce qui est de l’homme, il pourrait y avoir un écoulement d’un liquide clair ou embrouillé du pénis, une envie plus fréquente d’uriner ou des douleurs au moment d’uriner, des picotements ou des démangeaisons à l’intérieur du pénis et des douleurs aux testicules.

Il est certain que certains symptômes pourraient être présents chez les deux sexes. Par exemple, l’infection anale qui pourrait causer une sensation d’inconfort avec ou sans écoulement. La plus importante complication de la maladie chez les deux sexes, c’est l’infertilité. Si les trompes sont obstruées à la suite de l’infection, l’ovule ne pourra pas se rendre de l’ovaire et à l’utérus. Donc, il n’y a pas fécondation entre le spermatozoïde et l’ovule. C’est ce qui encourage l’infertilité. S’il y a rétrécissement des trompes de Fallope, cela pourrait aussi mener à une grossesse ectopique. La grossesse ectopique, c’est l’ovule fécondé qui se développe dans la trompe de Fallope et qui se rompt dû à la présence de celle-ci causant une hémorragie.

Comme nous en faisions mention plus haut, les complications qui concernent les nourrissons pourraient être très néfastes sur la santé des nouveau-nés. L’infection à la Chlamydia pourrait traverser le placenta des femmes enceintes et ainsi provoquer une infection importante. Le fœtus peut être aussi infecté lors de l’accouchement. Il peut alors être atteint d’une conjonctivite, d’une pneumonie ou d’une otite qui peut se manifester quelques jours après l’accouchement.

Comme nous l’avons mentionné plus haut, la chlamydia est une sorte de bactérie en même temps qu’une sorte de virus. Elle ne vit qu’à l’intérieur des cellules vivantes. Seules certaines bactéries pourraient infecter l’urètre et le col de l’utérus, tandis que d’autres bactéries pourraient causer le LGV, c’est-à-dire la lymphogranulomatose vénérienne.

L’infection à la chlamydia se soigne le plus souvent à l’aide d’antibiotiques oraux, mais il est très probable que la chlamydia disparaîtra sans traitement. Plus tôt l’infection est détectée, plus le traitement sera efficace parce qu’on limite le champ d’action et de contamination de la bactérie. La difficulté c’est que l’absence de symptômes. Puisque la maladie n’est pas soupçonner, moins vite que la personne peut s’inquiéter et moins vite que le traitement est commencé. Seuls des examens de dépistage préventifs et réguliers peuvent voir si on est infecté à la chlamydia. Lorsque le diagnostic confirme qu’on est atteint de la chlamydia, on a recours à deux types de médicaments. Il y a des antibiotiques à base de tétracycline. Le traitement dure de 7 à 14 jours de deux comprimés quatre fois par jour. Il y a des effets secondaires suite à l’utilisation de ce médicament. Les principaux sont qu’il y a une sensibilité accrue de la peau lorsque celle-ci est exposée au soleil, il risque d’avoir la diarrhée, la nausée et une vaginite. Et le deuxième antibiotique est à base de doxycycline. Il est le plus recommandé que le médicament à base de tétracycline. Son efficacité est supérieure qu’à l’autre et ses effets secondaires sont moindres. Il risque de brûlures d’estomac et des nausées. Le traitement dure de 10 à 14 jours et c’est une capsule deux fois par jour. Le PAP TEST ne sert pas à détecter si on est infecté à la chlamydia, mais plutôt à savoir si on a le cancer de l’utérus. Pour savoir si on est atteint de cette ITS, il faut demander un test de dépistage de la chlamydia.

On peut détecter la chlamydia à l’aide des tests de laboratoire qui sont effectués sur des petites quantités de sécrétions génitales. Ceci va permettre de voir s’il y a des microbes qui causent cette ITS. Ces tests ne sont pas encore disponibles partout. Ces tests sont faits si seulement on a des raisons de croire que l’on est infecté par la chlamydia.

La personne qui a déjà été contaminée peut être contaminée une deuxième fois et ne peut être une source de contamination. L’utilisation d’un condom bien utilisé lors d’une relation sexuelle protège l’infection à la chlamydia. Toutefois, les personnes atteintes de cette bactérie devraient en tout temps éviter les rapports sexuels, surtout avec pénétration, pendant au moins de la durée du traitement, cela va diminuer les risque d’infecté son partenaire, on ne sait jamais les ITS sont traités. On estime que 80000 à 100000 personnes sont atteintes de la chlamydia au Québec à chaque année. Cette ITS est en progression inquiétante.

Hépatite B

L’hépatite B est une inflammation du foie. L’inflammation du foie est causée par des substances toxiques et des virus, mais la majorité du temps c’est par des virus. Le virus va pénétrer dans le sang pour ensuite se loger dans le foie, par la suite les virus vont pénétrer dans les cellules du sang et vont se multiplier. C’est alors que le système va se protéger et il va se mettre en marche afin de combattre les virus en détruisant les cellules infectées. Ceci va causer une inflammation du foie. S’il s’agit d’une hépatite aiguë, il va y avoir une évolution et cela va causer une inflammation chronique du foie. Le foie est littéralement détruit, il va s’atrophier, une cirrhose va alors s’installer et parfois même un cancer du foie. Il existe d’autres formes d’hépatites, comme l’hépatite A et C, mais elles sont très différentes de l’hépatite B.

Le virus de l’hépatite B est cent fois plus infectieux et deux cents fois plus courant que le VIH, le virus du sida. On estime à plus de 100000 le nombre de personnes qui sont porteuses chroniques de l’hépatite B au Canada et à 350 millions dans le monde. La plupart des adultes qui sont infectés vont se rétablir de l’hépatite B après trois mois si c’est une infection aiguë, mais cette infection peut donner lieu à une infection à long terme c’est-à-dire une infection chronique.

Tout d’abord, l’hépatite B est causée tout simplement par le virus de l’hépatite B. Le virus qui est le principal responsable de la transmission de l’hépatite B se retrouve dans presque tous les liquides d’un organisme qui est infecté, par exemple le sang, la salive, les sécrétions vaginales, le sperme, les larmes, l’urine et le lait maternel. Mais on peut dire que les principales sources de contamination sont la salive, le sperme et du sang. Pour qu’une personne soit contaminée, il faut avoir contacté avec la personne atteinte par relation sexuelle pour le sperme, par une coupure pour le sang et par un baiser pour la salive. Alors, le virus peut s’installer dans les cellules du foie et peut commencer à se multiplier. Le temps qui s’écoule entre le moment de la transmission et l’apparition des premiers symptômes est d’environ de deux semaines à six mois, cela dépend des individus.

Les signes que l’on rencontre le plus chez les individus sont une inflammation du foie et celui qu’on rencontre le plus souvent c’est la jaunisse. La jaunisse c’est lorsque la peau, les muqueuses et le blanc de l’œil deviennent jaune et les urines sont brun foncé, mais les selles se décolorent. Il arrive que ces symptômes ne soient pas visibles, donc il arrive très souvent que ces personnes ignorent qu’elles sont infectées à l’hépatite B.

Les symptômes de l’hépatite B aiguë sont la fatigue, la fièvre, des douleurs dans le ventre, il va avoir une perte d’appétit et des fois des maux de cœur, des vomissements et la jaunisse.

Environ dix pour cent des personnes infectées reste toute leur vie avec le virus de l’hépatite B. Ceux-ci peuvent en tout temps contaminer les autres personnes s’il y a contact avec leur sang, leur salive ou par des relations sexuelles non protégées. Tandis que quatre-vingt-dix pour cent des gens infectés, on une protection d’un anticorps qui vont les protéger durant leur vie à une autre infection de l’hépatite B. Pour la femme enceinte qui est infectée, les complications qu’elle peut avoir c’est que lors de l’accouchement, elle peut le transmettre à son bébé. Cependant, celui-ci ne va pas nécessairement développer cette maladie, mais il va être porteur durant tout le reste de sa vie.

L’hépatite B ne se guérit pas avec des médicaments, il faut se faire traiter par un médecin. Il faut surtout du repos, une bonne alimentation et surtout d’éviter les boissons alcooliser et les drogue. L’activité physique va être restreinte, mais de prendre de temps en temps des marches peuvent alors hâter la guérison à condition de ne pas se fatiguer et de faire suivre une période de repos. La durée de guérison prend de 3 à 16 semaines.

Pour attraper l’hépatite B, il faut avoir contact avec une personne atteinte. Mais il y a beaucoup de possibilités de voies de transmissions. On peut être atteint de l’hépatite B par contact sexuel non protéger, par contact étroit avec une personne infectée, par un toxicomane c’est-à-dire avec des seringues, des aiguilles non stérilisées, à la naissance si la mère est infectée, par des tatouages ou des piercings, par une piqûre accidentelle et par utilisation de la brosse à dents ou du rasoir d’une personne infectée. Mais en aucun cas on ne peut être infecté par une projection de sang et en mangeant et en buvant dans le plat ou le verre de la personne atteinte.

Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour l’hépatite B afin d’avoir une guérison. L’efficacité des produits dits hépatoprotecteurs c’est-à-dire qui protège le foie n’est pas encore démontré. Ce qui veut dire que la personne atteinte de l’hépatite B doit attendre que son système de défense de son organisme vienne à bout des virus par ses propres forces. Aussi longtemps que la guérison n’est pas complète, la personne infectée est toujours contagieuse, via les liquides et sécrétions naturelles du corps, par le sang, par le sperme, par les sécrétions vaginales et par la salive. Mais on peut se protéger en recevant une vaccination contre l’hépatite B. La vaccination est très fiable et importante afin d’éviter la contamination à l’hépatite B. C’est un vaccin anti-hépatite B, il se donne en trois injections. Ce vaccin dure pour une durée au moins de dix ans, mais pour plusieurs personnes elle dure toute leur vie.

Les catégories de personnes suivantes devraient se faire vacciner contre l’hépatite B. Tous les adolescents âgés de 11 à 15 ans puisqu’ils devront être protégés avant d’atteindre l’âge où le risque de la contamination est le plus fréquent. Il y aussi les personnes en contact rapproché avec des patients ou leurs liquides et sécrétions corporelles par exemple les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé comme les infirmières. Il y a aussi les personnes qu’ils ont quelqu’un de proche qui est atteint de l’hépatite B, les handicapés mentaux et leur équipe soignante, les toxicomanes, les assistances sociales, les policiers et gardiens de prison ayant des contacts étroits et fréquents avec des toxicomanes, des personnes ayant des partenaires sexuels multiples, des prostitués, des patients des services d’hémodialyse, des personnes qui souffrent d’hémophilie et des nouveaux nés de mères qui sont porteuses du virus de l’hépatite B.

Condylomes

Enfin, les condylomes, aussi connus sous le nom de verrues génitales, sont probablement une des ITS les plus répandues au Québec voire même en Amérique du nord. Les condylomes sont des petites verrues génitales et périanales externes. On les appelle condylomes acuminés. Cependant, d’autres surnoms leur ont été attribués au fil du temps. Par exemple, les verrues vénériennes ou génitales, les crêtes de coq, les papillomes végétations vénériennes, etc. Ce sont les jeunes de 18 à 24 ans sont les plus touchés par cette maladie. Les condylomes sont souvent difficiles à voir. Il est aussi parfois difficile de différencier un condylome d’une bosse ou d’un bouton, car les condylomes sont parfois inapparents et de couleur presque identique à celle de la peau.. Le médecin pourra par contre les découvrir à la suite d’un test du PAP chez la femme par exemple. Les condylomes acuminés sont causés par le virus HPV de type 6 ou 11 et ne comportent en soi aucun risque de transformation maligne. Le papillomavirus humain (HPV) qui causes les condylomes est similaire au virus responsable des verrues que l ’on voit ordinairement sur le reste du corps. C’est le contact direct entre deux parties humides qui sera la disposition idéale pour les condylomes et particulièrement lors du coït sexuel.

Il est à noter que 65 % des partenaires sexuels d’une personne atteinte seront contaminés par le virus du papillome humain, car la période d’incubation est extrêmement longue (de 3 à six mois) et le virus est en mesure de se transmettre même s’il n’il a aucun symptôme visible. Parallèlement, une personne dont le système immunitaire est faible sera plus sujette à les attraper. D’un autre côté, d’autres ITS favoriseront la transmission.

Les condylomes sont normalement diagnostiquer par un examen visuel, mais le médecin pourra procéder à des tests plus spécifiques afin de s’assurer qu’il s’agit bien des condylomes. Le médecin utilise parfois du vinaigre ou d’autres substances spécifiques afin de faire blanchir les verrues et de les identifier. D’autres examens pourraient être sélectionnés. Par exemple, la biopsie ou un examen sérologique (analyse sanguine) et comme nous en faisions mention plus haut, le test du pap pourra déceler le virus du papillome humain chez la femme et c’est souvent une manière très peu agréable d’apprendre qu’elle est atteinte du papillomavirus humain.
Par ailleurs, comme nous l’avons déjà mentionné, les symptômes des condylomes ne sont pas évidents et le plus souvent ils s’installent sans que la personne ne s’en rende compte. Ils peuvent aussi bien se loger à l’intérieur du vagin que dans l’anus. Des démangeaisons ou de l’irritation pourraient survenir durant l’infection.

Les (HPV) font partie d’un groupe de virus ADN qui touche particulièrement les épithelia de la peau ou des muqueuses. Ils produisent des tumeurs bénignes (verrues) au niveau des parties en question. Certains types de papillomavirus humains ( HPV16 et HPV18) sont associés au cancer du col de l’utérus ( neuf fois sur dix), même si le virus ne comporte pas de risque de tumeur maligne dans sa nature propre. D’autre part, il est triste de constater que le cancer du col de l’utérus est la seconde cause des cancers les plus fréquents chez la femme dans le monde. Ce qui est très considérable comme complication.

Ainsi, même après avoir été traité, le virus restera dans l’organisme. Certains éléments pourront provoquer la réactivation du virus et ce sont pratiquement les mêmes facteurs que l’herpès génital qui pourront être considérés dans le cas des verrues génitales. Par exemple, une forte fièvre, un traumatisme nerveux, les soucis quotidiens, la fatigue, le surmenage, la maladie, une chirurgie, une mauvaise alimentation, le manque de sommeil. De ce fait, tout ce qui affaiblit le système immunitaire.

Par ailleurs, tout comme plusieurs ITS, les condylomes peuvent générer certaines complications. Par exemple, les groupes du papillomavirus humain qui sont responsables du cancer du col de l’utérus chez la femme. Si on y ajoute le tabagisme, l’âge plus précoce des premières relations sexuelles et le nombre accru de partenaires sexuels sont tout autant de facteurs qui peuvent augmenter encore plus le risque. D’autre part, le cancer peut mettre plusieurs années à se développer et il peut aussi se développer comme un cancer de la vulve, du vagin, du pénis ou de l’anus, mais d’une incidence beaucoup plus rare. Les condylomes ne causent pas la stérilité contrairement au mythe, car ils se logent trop loin pour causer des dommages significatifs. Pour ce qui est de la grossesse chez la femme, il n’y a pas de complications importantes si ce n’est que les condylomes peuvent grossir et se multiplier aux changements hormonaux. Il est aussi peu probable que le bébé sera infecté et même si la mère présente des verrues génitales au moment d’accoucher, elle n’aura pas besoin de subir une césarienne. À moins bien sûr que les condylomes ne bloquent le canal vaginal.

Enfin, plusieurs traitements sont disponibles pour éliminer les condylomes et le médecin pourra vous prescrire le traitement approprié selon votre situation et l’étendue des verrues génitales. Par exemple, la cryothérapie qui consiste à l’ablation des condylomes pourra s’avérer comme un traitement très efficace contre les condylomes. Le médecin pourra aussi vous prescrire une crème qui fera disparaître les lésions. D’autres traitements comme la chirurgie au laser, qui consiste à utiliser une intense lumière pour détruire les condylomes, pourra être utilisée mais ce traitement est employé seulement dans les cas compliqués. Conséquemment à ce traitement, le patient ou la patiente pourrait rester avec des cicatrices sur les parties génitales. De plus, le traitement ne sera administré qu’une seule fois. Plusieurs autres traitements sont disponibles, il suffit d’en parler très vigoureusement avec votre médecin de famille.
Somme toute, comme le virus demeure dans l’organisme, il sera éventuellement possible de voir la réapparition de verrues génitales et c’est pourquoi la personne devra subir un suivi régulier et être attentive aux symptômes et tout en étant à l’écoute de son corps en général. Heureusement, dans bien des cas le système immunitaire réussira à maîtriser parfaitement le papillomavirus humain afin qu’ils ne réapparaissent plus. Évidemment, une bonne hygiène de vie est à conseiller très vigoureusement. Pour conclure, il faut savoir que les ITS sont très répandues dans le monde entier et que le taux le plus élevé se trouve chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Si vous avez des préjugés envers les gens qui ont une ITS, gardez en tête que les ITS n’en ont guerre envers vous. Il devrait être naturel de penser à se protéger que de penser à se nourrir. Nous mangeons pour la survie du corps? Il en est de même pour la prévention de la santé. La meilleure façon connue à l’heure actuelle pour se protéger des ITS est encore le port du condom. Bien sûr nous pouvons diminuer les risques en limitant nos partenaires sexuels, en s’informant adéquatement, en évitant de rester dans l’ignorance et surtout en se respectant soi-même.
Médiagraphie

1 : http: //www.santepub-mtl.qc.ca/Medecin/mts/conduite6.html
2 : http://www.cyberkamasutra.net/accueil/accueil.htm#
3 : http://www.esculape.com/fmc/mstnews.html
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6 : http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/publicat/stdguide/gwarts_f.html
7 : http://www.teljeunes.com/thematiques/j/j26.asp#2
8 : www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/osh/info/mtsspec_f.html#herpesgenital
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11 : www.city.ottawa.on.ca/city_services/yourhealth/sexual
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